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Laure ALBIN GUILLOT
(1879-1962)
Laure Albin Guillot, née Meffredi, travaille avec son mari à la reproduction photographique des préparations et des extraits végétaux observables au microscope. Ces " micrographies " ancrent le travail de la photographe dans le domaine scientifique tout en révélant la valeur esthétique du sujet observé. Parallèlement, elle pratique le portrait, le paysage, la nature morte dans une veine assimilable au pictorialisme, renforcé par l'adoption d'un procédé pigmentaire Fresson pour certain tirages.
En 1931, Laure Albin Guillot publie Micrographie décorative chez l'éditeur Draeger. Cette valorisation artistique d'une expérience scientifique de l'invisible, telle que le permet la micro-photographie, recoupe les tentatives avant-gardistes menées par Lazlo Moholy-Nagy ou Karl Blossfeldt. Cet éventuel point de contact avec la Nouvelle Vision ouvre aussi la porte à une conception subjective du monde, où les formes secrètes de la nature sont à même de susciter une transcription mentale sans avoir à constater le réel.
La photographe connaît une reconnaissance officielle, reçoit des prix et, en 1932, occupe le poste de chef du service des Archives photographiques des Beaux Arts. Elle illustre des ouvrages littéraires (Paul Valéry, Pierre Louÿs) mais aussi les préludes de Debussy, donnant corps à son autre passion : la musique.
Intuitivement syncrétique, l'oeuvre de Laure Albin Guillot, si l'on ajoute la mode et les études publicitaires, offre une remarquable entrée aux différents courants et pratiques que l'on assigne à la photographie dans la première moitié du 20ème siècle.