Ajax loader
En poursuivant votre navigation sur le site, vous acceptez les cookies.
Epreuve à l'huile
(procédé)
Le tirage à l'huile ou oléotypie et le bromoil font partie d'une même famille se basant sur le rejet bien connu en lithographie des matières grasses par une surface gorgée d'eau. Le tirage à l'huile a été décrit dès 1855 par Alphonse Poitevin et mis en pratique par G.E.H. Rawlins dès 1904. Il est concurrencé, à partir de 1907, par le procédé Bromoil ou oléobromie qui permet une grande souplesse quant au format de l'épreuve à encrer. Le report à l'huile est un dérivé du procédé Rawlins. En 1911, le report à l'huile est le procédé le plus utilisé par les pictorialistes.
Afin de réaliser une épreuve à l'huile, un papier à la gélatine bichromatée est insolé sous un négatif, lavé puis encré au pinceau. Les parties sèches, insolées, apparaissent en creux contrairement aux parties humides, non exposées, qui forment des reliefs et refusent l'encre. L'image obtenue est une œuvre unique.
Dans le report à l'huile, l'image s'obtient par transfert des encres de l'épreuve avant séchage sur un papier de qualité de type papier d'Arches, de Hollande ou du Japon. Elle perd ainsi toute trace d'émulsion photosensible. Cette technique ouvre donc la voie aux impressions multiples.
La couleur des épreuves à l'huile tout comme celle des reports à l'huile dépend de l'encre utilisée. Une épreuve à l'huile possède deux principales caractéristiques qui sont un aspect brillant et un léger relief. A l'inverse, les épreuves réalisées par report présentent un aspect mat et sans relief. Par ailleurs, elles sont tirées sur un papier épais et granuleux gardant l'empreinte de la presse.
Les épreuves à l'huile ou obtenues par report à l'huile sont parfaitement stables du fait de l'utilisation d'encres inaltérables.