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Daguerréotype
(Procédé)
Le daguerréotype n'est pas le premier procédé photographique, mais il est cependant le premier procédé commercialisé. C'est un perfectionnement des recherches entreprises par Nicéphore Niépce au début du XIXème siècle (procédé appelé héliographie, dont la première épreuve stable est conservée au musée de l'université d'Austin au Texas). Niépce s'associe à Daguerre en 1829, mais décède en 1833, laissant Daguerre, en 1839, dévoiler son propre procédé. La France l'achète alors et offre l'invention au monde. Rapidement populaire, ce procédé est utilisé entre 1839 et 1860. Cependant, il existe de nos jours des photographes et des associations qui défendent et promeuvent ce procédé obsolète.
Le daguerréotype est constitué d'une plaque de cuivre recouverte d'argent et finement polie. Après l'avoir sensibilisée, grâce à de l'iodure d'argent, on lui fait subir un traitement avec une "substance accélératrice" (iodure de brome ou bromure d'iode) qui permet de réduire le temps d'exposition à la lumière. La plaque ainsi préparée est placée dans la chambre noire pour la prise de vue. L'image enregistrée, d'abord invisible (latente), est révélée en l'exposant à des vapeurs de mercure au cours du développement. La plaque est ensuite rendue insensible à la lumière par des bains de fixage et de lavage. Le daguerréotype obtenu est enfin enchâssé dans un cadre de verre pour le protéger de l'air, de l'humidité et des frottements qui le détériorent irréversiblement.
L'image est unique. Si l'on regarde l'image face à soi on ne la voit pas, car la plaque d'argent fait miroir. Il faut incliner le support pour voir apparaître l'image.


Découvrez une étude sur le daguerréotype sur le site "l'Histoire par l'image"