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Epreuve sur papier albuminé
(procédé)
Le tirage sur papier albuminé est introduit en 1850 par Louis-Désiré Blanquart-Evrard. Ce procédé est progressivement supplanté par les papiers dit aristotypes à partir de 1885 puis disparaît un peu avant la Première Guerre Mondiale, remplacé par des papiers gélatino-argentiques, à développement plus stables.
Le tirage sur papier albuminé tient son nom de l'albumine contenue dans l'émulsion photosensible appliquée sur le papier. Ce blanc d'œuf sert de liant aux grains d'argent, assurant une meilleure stabilité de l'image. Version positive des négatifs au collodion, il est fabriqué au fur et à mesure par les photographes. Toute fois il existait des firmes qui commercialisaient un papier pré-enduit que les opérateurs n'avaient plus qu'à sensibiliser (à la surface d'un bain de nitrate d'argent à 12%).
Contrecollé sur carton à cause de la finesse du papier, d'aspect brillant, il possède de meilleurs contrastes que son contemporain le papier salé. Il présente néanmoins l'inconvénient de devoir être préparé juste avant utilisation. De plus, le blanc d'oeuf jaunit assez rapidement à la lumière. Les fabricants ajouteront alors des colorants dans l'émulsion. Les photographes pratiqueront presque systématiquement des virages à l'or ou au platine.