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Négatif sur papier ciré sec
(procédé)
En août 1839, le daguerréotype est révélé par François Arago à l'Académie des sciences et des Beaux-Arts. En 1841, Henry Fox-Talbot fait breveté son procédé négatif-positif sous le nom de calotype. L'usage du négatif entraîne des manipulations supplémentaires dans l'obtention de l'image mais est à l'origine du tirage multiple de la même photographie.
En 1851, Gustave Le Gray met au point le négatif sur papier ciré sec, découvert fortuitement en posant " par mégarde un pain de cire blanche sur la boîte à brome […] Ils furent surpris de voir se dessiner sur ce pain de cire qui s'était recouvert des vapeurs de brome, la silhouette de la chambre qu'ils occupaient ".
Un négatif sur support papier ciré sec est une épreuve négative réalisée sur une feuille de papier suivant le procédé décrit par Gustave Le Gray.
Afin d'obtenir un négatif sur papier ciré sec, une feuille de papier est imprégnée de cire blanche fondue. Elle est ensuite immergée dans une solution d'iodure et de bromure de potassium, puis sensibilisée avec une solution de nitrate d'argent et d'acide acétique. Après insolation, le papier est développé par une solution d'acide gallique et de nitrate d'argent puis fixé avec du thiosulfate de sodium.
Ses avantages, incommensurables, consistent à pouvoir préparer à l'avance les négatifs, les rendre plus transparents et comme le dit Gustave Le Gray " une de ses premières qualités est de donner des demi-teintes parfaites. " Son inconvénient est la nécessité de poser assez longtemps.
Les altérations les plus fréquentes sont les déchirures avec d'éventuelles traces de pliures, les manipulations malencontreuses sur les papiers cirés et l'oxydation éventuelle de la cire.