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Chronophotographie
(dispositif de prise de vue)
L'idée de décomposer visuellement le mouvement fascine les scientifiques depuis les années 1830. La synthèse du mouvement est obtenue par une succession d'images (dessins, puis photographies) perçues de manière continue grâce à la persistance rétinienne. La chronophotographie, technique d'enregistrement séquentiel, est utilisée pour la première fois en 1874 par l'astronome Jules Janssen afin de saisir le passage de Vénus dans le ciel. Il s'agit d'une photographie scientifique dont le côté analytique va être développé par Eadweard Muybridge aux Etats-Unis et Etienne-Jules Marey en France, qui décompose le mouvement grâce à des prises de vues faites à intervalles temporels strictement réguliers. L'utilisation de cette technique se généralise tout comme le terme de chronophotographie au milieu des années 1880.
Trois catégories de dispositifs coexistent alors.
Le premier de ces dispositifs produit une chronophotographie asynchronisée grâce à l'obtention d'autant de photographies que d'appareils de prise de vues présents sur le dispositif.
Le second élabore une chronophotographie analytique à l'aide d'un appareil unique fournissant des images multiples.
Le troisième dispositif est composé d'un appareil délivrant une seule image. Il s'agit de la chronophotographie synthétique qui peut donner un négatif regroupant toutes les étapes du mouvement étudié.
A partir de 1888, sous l'impulsion de Marey, les appareils de prise de vues sont équipés de films souples qui rendent possible l'apparition du cinéma. Au tournant du XIXe siècle et du XXe siècle, le rendu et l'étude des éléments en mouvement sont facilités par la photographie au flash et la cinématographie, notamment des frères Lumière.


Découvrez une étude sur la décomposition du mouvement sur le site "l'Histoire par l'image"