Ajax loader
En poursuivant votre navigation sur le site, vous acceptez les cookies.
François KOLLAR
(1904-1979)
Né en Slovaquie, c'est à la fin des années 1920 que François Kollar devient professionnel de la photographie et acquiert une technique confirmée grâce aux travaux effectués dans les studios et agences Bernès, Marouteau et Cie, Draeger, Chevojon, Lecram. Il pratique dès ses débuts une photographie aussi bien commerciale qu'expérimentale. Il s'affirme dans le reportage industriel comme dans la prise de vue publicitaire pour Omega, Christofle, Hermès, les parfums Worth et Coty ; il collabore pendant de nombreuses années avec des magazines tels que Harper's Bazaar, L'Illustration, Voilà ou Plaisir de France, ainsi qu'avec le dessinateur Paul Iribe et le directeur artistique André Vigneau.
De 1931 à 1934, il réalise pour les éditions Horizons de France une considérable enquête documentaire sur le monde du travail dont les meilleurs clichés sont reproduits dans une publication désormais légendaire : La France travaille. Il s'y révèle un photographe tempéré, à mi-chemin entre le modernisme épuré du Bauhaus et l'humanisme. Ses photographies de mode et de publicité pour Schiaparelli, Chanel, Lelong, le confirment comme un intègre " ouvrier du regard ". Les poses des mannequins, les mises en scène équilibrées d'objets attestent de son souhait de ne pas exagérer ou trahir. Ce sens de la mesure se retrouve également dans les portraits qu'il fait des personnalités de son époque.
Kollar ne se confine pas pour autant dans l'immobilisme esthétique. Photomontages, surimpressions, solarisations trouvent leur raison d'être dans sa recherche aussi exigeante qu'inspirée.