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Willy RONIS
(1910-2009)
Né dans le Paris populaire de la butte Montmartre, Willy Ronis se destine avant tout à une carrière de violoniste et de compositeur. Sensible aux arts, il est fils d'une mère pianiste et d'un père qui tient une petite boutique de photographie et retouche. Son premier appareil date de 1926, mais c'est un drame familial qui décide de sa carrière et le jeune Willy voit son destin musical définitivement contrarié.
À la mort de son père, en 1936, Willy Ronis choisit le statut de photographe indépendant et cède le pas de porte du studio. Quelques semaines plus tard, le fol été du Front populaire lui offre ses premiers clichés remarquables, ses premières publications dans Regards et les rencontres d'André Kertész, Henri Cartier-Bresson, David " Chim " Seymour ou Robert Capa.
Au lendemain de la guerre, Willy Ronis intègre l'agence Rapho, pépite de la photographie humaniste où émargent aussi Robert Doisneau, Izis, Édouard Boubat. Les bureaux parisiens de presse magazine américaine commandent les sujets dans un climat de renaissance prospère.
Parallèlement, Willy Ronis bâtit une oeuvre personnelle, attachée à l'humain et plus encore à sa dignité. Le photographe est engagé et n'a pas son pareil pour saisir le monde ouvrier dans une juste distance. Le Paris gouailleur de Belleville est son terrain de jeu.
L'autre volet majeur de l'oeuvre de Ronis est le nu. La photographie dite du Nu Provençal, datée de 1949, reste une de ses images maîtresses.
Membre de groupe de XV, Willy Ronis défend farouchement la prééminence du photographe sur ses clichés et ses légendes. Auteur d'images emblématiques, les codes de la musique semblent l'avoir guidé. Duos ou chorales de personnages, art du contrepoint visuel, les photographies de Willy Ronis révèlent un sens profond de la mesure.