Ajax loader
En poursuivant votre navigation sur le site, vous acceptez les cookies.
Édouard BALDUS
(1813-1882)
D'origine allemande, peintre de formation, installé à Paris en 1838, Édouard-Denis Baldus expose aux salons de 1847, 1848 et 1851. Il aurait expérimenté la photographie dès 1848, mais c'est vraiment son activité au sein de la Mission héliographique qui le fait entrer de plain-pied dans l'univers photographique. Pour cette commande d'État, partant de Fontainebleau, il photographie les monuments des provinces de Bourgogne, du Dauphiné et de Provence.
Son talent s'exprime particulièrement dans le rendu monumental des sites et des architectures. À cette fin, il n'hésite pas à découper et assembler les négatifs pour constituer un cliché composite qui rend compte de la taille d'un amphithéâtre romain ou du clocher d'une église. Si son objectif embrasse des espaces que l'oeil ne peut mesurer, Édouard Baldus se préoccupe aussi de la reproduction des images. Vers 1854, il met au point un procédé photomécanique inspiré de la gravure héliographique.
Entre 1855 et 1859, à l'initiative du Baron James de Rotschild, il couvre le développement du réseau ferroviaire entre Paris et Boulogne puis sur la ligne Toulon-Marseille-Lyon. En 1856, le ministère de l'Intérieur lui commande des vues des inondations causées par le Rhône. Par ailleurs, il documente la construction du nouveau Louvre par l'architecte Lefuel (1857-1858).
Si le virage commercial de la photographie ne lui sied guère et l'éloigne de la prise de vue à partir de 1865, Édouard Baldus reste comme le primitif qui a le mieux introduit dans son oeuvre une certaine idée de la modernité. Son intuition du développement technologique de la société et la lisibilité descriptive de ses images restent une référence fondamentale pour l'édification d'un style documentaire.