En 1849, Sauvaire, orphelin, rejoint son oncle au Liban, après avoir étudié les langues orientales. C’est en 1857 qu’il entre au service du consulat de France à Alexandrie. Il est actif dans le corps diplomatique essentiellement au Moyen-Orient, de Beyrouth à Alexandrie, de Damas à Casablanca jusqu’en 1883, date de sa retraite. Tour à tour, commis de chancellerie, drogman puis consul, Henry Sauvaire est également un fin spécialiste de cette partie du monde, historien, métrologue, numismate, archéologue… Il aurait appris la photographie en 1855 lors d’un séjour à Paris, et dès lors s’y est employé avec un succès qui lie l’amateurisme éclairé représentant la vie quotidienne, dont des portraits de son ami le peintre orientaliste Camille Rogier et sa famille, à des vues plus spécialisées, particulièrement d’architecture et d’archéologie.