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L’oeil de l’archiviste (contribution des Archives départementales à une photothèque numérique participative)
Date
Entre 1870 et 2012
Modalité d’accès
Accès libre
Complément d’information
Nombre de documents : 104

COORDONNEES :
Archives départementales du Cantal
42 bis rue Paul Doumer
15000 Aurillac – France
Tel : + 33 (0)4 71 48 33 38
Lieu représenté
Type d’ensemble
Fichiers numériques
Description

Grâce au concours de l’État (Mission de la Recherche et de la technologie) et du Département du Cantal, le précieux ensemble de clichés de la Photothèque cantalienne est en passe, à l’été 2009, d’être numérisé entièrement. Cette collection ne couvre pas tout le Cantal ; certains de ses clichés sont déjà anciens, et en noir et blanc. Cette Photothèque doit poursuivre son développement : en comblant les lacunes, en reprenant les mêmes clichés plusieurs décennies plus tard (afin de mettre en évidence les changements, pour le meilleur ou pour le pire), en ajoutant de la couleur, en diversifiant, enfin, les centres d’intérêt.


L’œil de l’archiviste, c’est la contribution des Archives départementales à une photothèque numérique participative, où chacun pourra apporter son écot à une vaste base d’images mises à la disposition de tous. Les facilités de la photographie numérique et les fonctionnalités du site internet des Archives départementales le permettent désormais techniquement.


L’œil de l’archiviste, c’est un choix de sujets, en fonction de centres d’intérêt généraux ou circonstanciels, qui enrichit et élargit les catégories de la Photothèque. Certes on y retrouvera des maisons avec leurs linteaux et leur couverture, des châteaux et leurs mâchicoulis, des façades et leurs décorations, des cimetières et leurs tombes notables, des croix et leurs socles. Mais on ne s’interdira pas d’y ajouter des arbres de la liberté ou aux essences rares, des panoramas pris depuis des points de vue inhabituels, des décors éphémères (pour les festivités estivales comme pour Noël), de l’art brut, kitsch ou populaire, des constructions contemporaines, des chantiers urbains ou routiers en cours, des entrées de ville peu flatteuses ou de cœurs de village réussis, des bouquets de fleurs artificielles au bord des routes, des inscriptions publicitaires peintes sur les murs et effacées par le temps, des mâts portant une formule comme “Honneur à notre élu”. Au-delà de l’histoire de l’art sacré et de l’architecture, c’est une invitation à élargir les centres d’intérêt à l’ethnographie, à la botanique, à l’urbanisme et au paysage.


L’œil de l’archiviste, c’est aussi un parti subjectif, un choix partial, un tri dans l’ensemble des photographies possibles. On trouve maintenant sur internet toutes sortes d’images, en général à vocation touristique, du patrimoine cantalien. Il n’est donc pas nécessaire de reprendre ce même genre de photographie, que le public n’aura aucun mal à se procurer. Lorsqu’il traite les archives administratives récentes, l’archiviste doit se plier aux normes et règlements en vigueur, qui l’enjoignent de trier, souvent drastiquement, pour ne conserver que le significatif. Dans le domaine des photographies, le choix n’est encadré par aucun autre impératif que les lois en vigueur sur le droit à l’image et le respect de la vie privée. L’archiviste peut donc donner libre cours à son imagination, et sélectionner, dans l’ensemble infini des photographies possibles, ce qui peut être significatif sans qu’on le trouve ailleurs, entre esthétique, insolite et documentaire.

Site internet de l’institution
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Historique
2012, don